|
|
OUF !
Je vais pouvoir faire du sport…
version Acrobat / Adobe Reader :

Vacances ? vous avez dit vacances ? Vous voulez sans
doute parler de ces journées interminables, harassantes qui débutent
dans un joyeux mais néanmoins insupportable tintamarre de cris
d’enfants surexcités, qui se poursuivent dans quelques superbes
velléités d’organisation des dites vacances , pour
finalement s’achever dans un éreintement proche de l’asphyxie…
et ce, sans avoir pu s’occuper une minute de soi.
Heureusement, la rentrée approche et avec elle, s’ouvrent
des opportunités bien plus réjouissantes. Alors, vive le
sport pendant ma pause déjeuner, en avant la natation après
une journée de bureau ! Les enfants sont à l’école
? Ouf, je pense à moi !
Faire
du sport, c’est non seulement prendre du temps pour soi mais aussi
prendre conscience de son corps et des messages qu’il nous envoie.
Beaucoup de femmes sont réticentes à l’idée
d’entreprendre le moindre effort, elles se réfugient souvent
derrière le manque de temps, l’absence de motivation et pourtant,
il suffit de peu d’exercice pour récupérer une énergie
incroyable.
Notre vie est souvent cadrée, chronométrée, minutée
à tel point que, dans le rythme du quotidien, stress et mauvaise
hygiène de vie malmènent notre corps. Or, le fameux adage
« qui veut aller loin ménage sa monture » nous rappelle
qu’effectivement, nous avons un corps et que nous devons en prendre
soin. Car au-delà d’un culte du corps prôné
par notre société, et sans intention de sombrer dans l’excès,
le sport pratiqué régulièrement a des bienfaits indéniables
sur notre moral et notre vitalité.
Notre corps peut parfois apparaître
comme notre meilleur ennemi. L’image que nous renvoie le miroir
n’est pas toujours conforme à notre idéal du Moi ni
aux exigences extérieures. Et Jean Cocteau d’ironiser : «
Les miroirs feraient bien de réfléchir avant de nous renvoyer
notre image »…
Souvent truffées de complexes infondés, nous entretenons
avec notre corps un rapport tantôt sadique, tantôt masochique
selon que nous le camouflons, l’ignorons, le détestons, le
malmenons. Encombrées par ce que nous pensons n’être
qu’une enveloppe corporelle offerte au regard de l’autre,
nous oublions qu’elle est une mécanique précieuse
qu’il est nécessaire d’entretenir. Ainsi, faire du
sport, c’est redécouvrir un corps délaissé,
c’est sentir des sensations inconnues, se délester de souffrances
pesantes et de luttes inutiles…
Ce corps que nous connaissons finalement si mal et que nous jugeons trop
vite, peut devenir le terrain propice à toutes formes de projections
et de ce fait, développer des somatisations diverses et variées.
C’est que l’image de soi n’est pas seulement la perception
d’un reflet dans le miroir, mais une représentation mentale
imaginaire, consciente ou inconsciente.
« Le Moi est avant tout une entité corporelle » écrivait
Freud en 1923. Il fait partie de l’identité de l’individu
et à ce titre, nous avons besoin du corps pour nous plaire, pour
avoir une bonne image de nous-mêmes. Le sport alimente un narcissisme
sain dans la mesure où il irrigue une revalorisation personnelle,
une renarcissisation, une satisfaction intime du soi vers le soi.
Outre le fait de développer sa musculature et de gagner en souplesse,
le sport constitue un excellent moyen de favoriser la concentration, de
faire travailler sa mémoire et même de se situer dans l’espace.
Certaines pratiques pourvoient à cet ancrage par des repères
dans l’espace. Les femmes sont d’ailleurs vite déboussolées
car étant privées de pénis comme repère inestimable,
le déplacement et l’orientation s’effectuent moins
aisément…
S’adonner à un sport autorise non seulement à ouvrir
notre espace de socialisation mais aussi à faire naître un
certain ordre : il demande rigueur, organisation, coordination, régularité,
assiduité. La pensée qui coordonne le mouvement prouve qu’il
existe bien un lien étroit entre esprit et corps…C’est
le fameux "un esprit sain dans un corps sain"…
Du sport naît le goût de l’effort et du défi,
et se surpasser devient alors une victoire personnelle. De plus, dans
l’effort régulier, le corps fabrique une hormone, l’endorphine,
qui, contrairement à ses phonèmes, n’endort pas mais
stimule et procure bien-être et euphorie !
Bien
évidemment, il n’est question en aucun cas de se consacrer
avec ferveur dans la compétition, le score ou le stakhanovisme
: trop de discipline implique une maltraitance du corps. Nulle intention
de sombrer dans l’obsession de la minceur, dans la tyrannie du paraître
ni dans un clivage psychisme – corps, mais juste de retrouver une
alliance, un équilibre nécessaires au bien-être, dans
une activité que l’on peut décider amusante, épanouissante,
socialisante.
Pour cela, il est important de prendre en considération sa nature
afin d’éviter découragements et complications physiques.
Ainsi, les réticentes à l’exercice n’ont peut-être
pas trouvé LE sport qui corresponde à leur tempérament.
Jung a établi un lien entre l’inconscient et la nature, proposant
des profils selon les 4 éléments : eau, air, terre, feu.
Bien sûr, ces informations ne sont pas représentatives de
l’individu mais donnent toutefois des indications amusantes…
ÉLÉMENT EAU : il correspond
aux LYMPHATIQUES, au monde de l’affectif, des sentiments, des émotions.
Ce sont des êtres dotés d’une grande capacité
d’empathie, de compassion. Ils seront à l’aise dans
les milieux aquatiques tels que la natation, l’aquagym…
ÉLÉMENT AIR : il représente
les SANGUINS, dont les capacités intellectuelles les poussent à
la logique, la rapidité, la vivacité. Ce sont des individus
qui déploient leur énergie de façon très diversifiée.
En conséquence, ils s’épanouiront à travers
des sports de l’extrême car amateurs de sensations fortes.
Ils sont fans de parachute, de saut à l’élastique,
de rock acrobatique…
ÉLÉMENT TERRE : la sensation
prédomine chez les BILIEUX, avec une acuité aiguisée
des 5 sens. Leur besoin fondamental reste le concret, la sécurité,
la sensualité. Comme ils réagissent calmement et lentement,
ils sont apte à l’endurance et à la concentration.
Yoga, taï-chi, golf ou tir à l’arc pourraient les intéresser.
ÉLÉMENT FEU : les NERVEUX
sont spontanés, vifs et impulsifs. Ils aiment la prise de risques
et utilisent leur énergie à fond. De ce fait, les sports
intenses leur vont assez bien : squash, course, tennis…
Encore une fois et pour terminer, l’incitation
au sport est ici envisagée comme étant un moyen de se sentir
mieux dans sa peau,de participer à une meilleure approche de soi
mais en aucun cas de tomber dans un volontarisme ou un extrémisme
dangereux, avec l’obsession de mettre son corps en avant comme une
parure, car alors, ce serait tomber dans une pathologie de l’image
de soi…
|
|