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L’alimentation n’est pas la seule clé du bien-être. A l’heure des fast-food, des plateaux-repas et des self ( régimes obligent ! ) où chacun se concocte, selon ses goûts, dégoûts, obligations ou humeurs, son plat à la carte, le repas convivial ne semble plus qu’une vague notion ancestrale. Bien sûr, il est préférable, nous le savons, de manger équilibré, d’éviter le sucre et les matières grasses et de privilégier fruits et légumes. Mais abreuvés par les féminins et autres médias de conseils diététiques en tous genres, nous en oublions peut-être des règles simples et pourtant élémentaires qui font partie, au même titre que la bienséance, d’un « bien savoir manger ». Alors plutôt que de compter ses calories, sachons retrouver le plaisir sain ( sein ?) de se nourrir.
Les plaisirs de la table ne consistent pas seulement à se délecter de saveurs et à exciter nos papilles. Ils permettent à une famille, à un groupe de se réunir autour d’une table et de partager un moment. Le repas aujourd’hui ne se consomme pas de la même façon qu’au temps de nos aïeux : moins de temps de préparation, produits prêt-à-l’emploi d’une praticité indéniable, repas pris à la va vite sur le bord d’une table….Ne serait-ce pas plus la manière dont nous mangeons qui nous rend malades, que les produits ingérés eux-mêmes ? Comme le soulignent très justement
les manuels sur l’allaitement, "Il vaut mieux un biberon donné
avec amour que le sein tendu avec dégoût". Dès
notre plus tendre enfance, nous avons cette acuité de percevoir,
de distinguer, de ressentir les émotions de la mère qui
nous alimente. Plus que le lait, l’amour est la composante essentielle
à l’épanouissement de l’enfant. Aucun lait maternel
n’est mauvais, comme certains ont pu le croire aux siècles
précédents. En revanche, les conditions ne favorisent pas
tout le temps une bonne digestion ! C’est pour cela qu’il
est conseillé d’analyser nos comportements à l’heure
des repas afin de démasquer notre relation à la nourriture,
à l’entourage mais aussi au temps. En effet, on voit trop souvent le petit
écran envahir les foyers, à tel point parfois que toutes
les pièces en possèdent. Il est même des maisonnées
qui en équipent cuisine et salle à manger . Les regards
convergent vers le point stratégique, ne s’en détournent
plus, ignorant l’existence des autres membres de la famille, déjà
ailleurs, dans un autre espace, dans un autre temps. Les informations
du monde, n’étan Il n’y a rien de plus indigeste
qu’un endroit bruyant où le verbe doit être haut et
intelligible. L’énergie que nous déployons à
être audibles pour l’autre est autant d’énergie
utilisée que le corps n’a plus pour assimiler la nourriture
et faciliter la digestion. Aurions-nous l’idée de nourrir
un petit enfant dans une atmosphère trop animée ? Nous l’entourons
au contraire de précautions pour qu’il puisse s’alimenter
dans un environnement serein. Le repas ne devrait pas être un terrain
de combats pour règlements de comptes. Un repas sera lourd ( dans
tous les sens du terme) pour un enfant qui entendra ses parents se plaindre
de ses mauvais résultats scolaires, de leurs difficultés
conjugales ou financières.
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